Chère population de Boisripeaux et de ses environs,
Chère population du premier canton des Abymes,
J’ai le sentiment de vous avoir tout dit. J’ai le sentiment de vous avoir fait comprendre l’importance de ces élections pour le canton, pour notre ville des Abymes et pour la
Guadeloupe tout entière.
J’ai le sentiment que vous savez maintenant, après toutes ces rencontres, ces échanges, ces
discussions entre nous que la femme doubout é vertikal qui se tient face à vous veut conserver cette proximité désormais établie suivant le principe Tout moun sé moun é pon moun pa pi moun ki
on dot moun…
Vous savez, qu’au contraire de certains de mes compétiteurs, je connais ma ville, ses cantons, ses richesses, ses lacunes et sa population.
Habitants de Boisripeaux, du grand Boisripeaux, habitants de Providence, de Golconde, de Salle
d’Asile, de Nérée, de Bazin, de 4 Chemins, de Pointe-d’Or, de Simonet, de Perrin, de Gare Rosa, de Belle-Plaine, de Morne Cabrit, du bourg, je vous connais bien.
La solidarité entre génération, la transmission des valeurs, l’amour du travail, la
quête de l’excellence, le respect de l’autre : il ne suffit pas d’en parler. Ces valeurs naissent, se développent, s’entretiennent avec de vrais échanges, des tapes dans le dos, dans les
banquets, durant les matches de football, durant les après-midi animées, durant les déjeuner champêtre, durant les veillées aussi.
Parce que nous avons mangé ensemble, bu ensemble parce que nous nous sommes donné des tapes dans le
dos, satisfait de nos conversations, contents d’échanger ensemble dans un monde qui ne discute plus, qui ne communique plus, qui ne se respect plus. Un monde qui pourtant attend, espère plus de
discussion, de communication, de respect.
Habitants de Boisripeaux et du premier canton, nous sommes appelés, les 22 et 29 novembre
à faire un choix important et crucial pour l’avenir de notre ville des Abymes.
Allez-vous faire confiance à ces autres qui avancent vers vous, sans programme, donc
sans feuille de route ?
Allez-vous cautionner, par un vote sentimental, la politique du pillage, qui n’a pas de
but, qui n’a pas de fond, qui n’a pas de forme ?
Allez-vous rester là, à la maison, sans rien faire en sachant que qui ne dit mot
consent ?
« Chaque génération doit découvrir sa
mission, l’accepter ou la trahir » disait en son temps Frantz FANON.
Ma mission a été, au sein de la FRAPP de soutenir les candidats et les candidatures, de travailler à faire d’une idée une réalité, de contribuer à faire d’un homme un élu politique de
conviction.
Je l’ai accepté.
La mission que je me suis fixée en tant que directrice d’hôpital est de former de
jeunes abymiens, d’en faire des cadres et de contribuer ainsi à faire émerger les compétences nécessaires à la construction de la Guadeloupe de
demain.
La mission que je me suis fixée, en tant que candidate est de partager avec vous la
vision d’une Guadeloupe plus belle que celle du I bon kon sa, pa chajé ayen. Elle est de faire avec vous…
Pas’ an gwadloup, menm si nou ni tendans a oubliyé sa, sé yon a lot.
La mission que je me suis fixée en tant que conseiller général, c’est de me faire le
relais de vos attentes, de vos besoins, de vos ambitions pour votre quartier, votre canton, votre ville, votre pays…
La mission que je me suis fixée et à laquelle je resterais toujours fidèle c’est de me
tenir là, debout, en femme guadeloupéenne, militante et fidèle au principe selon lequel rien ne se fait dans la division.
Fidèle au principe que la politique n’est pas une histoire de clivages partisans mais
de projets, d’objectifs, de vision, d’avenir.
Non, définitivement je ne vous ai pas tout dit…
Je ne vous aurez tout dit que lorsque je serais sûre que c’est la conviction qui vous
mènera aux urnes le 22 novembre prochain.
Lorsque je serais sûre que vous savez que la politique peut être autre chose que des
cancans, qu’une accumulation de détails sans saveurs, qu’une suite incessantes d’attaques sans autre but que de faire mal à l’adversaire.
Je veux vous dire l’importance de la compétence sur le blabla.
Je veux vous dire l’importance de la démocratie sur l’anarchie.
Je veux vous dire l’importance du vote sur le laisser-faire, laisser aller.
Habitants de Boisripeaux,
Habitants du premier canton,
Nous nous sommes vus, nous nous sommes entendus. Nous avons décidés ensemble d’un
programme, d’un pacte de confiance.
Nous avons décidé ensemble que l’émergence d’un pôle de Santé dans le premier canton,
avec le basculement du CHU, avec la construction d’un nouveau centre gérontologique ne pouvait se faire sans vous.
Nous avons décidé ensemble qu’il fallait accompagner la maison départementale de
l’enfance et, au lieu d’une nuisance, en faire un centre d’intérêt pour notre canton.
Nous avons décidé de soutenir la création d’un centre multimédia au cœur de
bourg.
Nous avons décidé qu’il fallait lutter contre la précarité, pour une meilleure prise en
compte des personnes âgées, des personnes à mobilité réduite, en situation de handicap grâce au centre communal d’action sociale, grâce à la synergie qui, vous le savez sera au cœur de mon action
en tant que conseiller général.
Nous nous sommes entendus sur le fait que l’on ne plus blâmer la jeunesse si on ne lui
donne pas toutes les chances de l’excellence. C’est pourquoi nous sommes d’accord sur la création de deux nouveaux collèges.
Nous sommes d’accord que le respect de nos mes é labitid sous tend la création d’un
festival des savoirs culturels anc
estraux…
Habitants de Boisripeaux et du premier canton,
C’est la certitude que je suis, en tant que militante, en tant que jeune mère de
famille, en tant que femme compétente, la candidate qu’il vous faut pour ce canton qui doit vous mener aux urnes le 22 novembre.
L’avenir vous appartient.
L’avenir est à vous.
Choisir de voter Chantal LERUS et Patrick SELLIN, c’est construire le premier canton,
les Abymes et la Guadeloupe de demain.
Habitants de Boisripeaux, de ses environs, habitants du premier canton,
Jodi jou nou sav kè dèmen pé pa kon yè !
Nou vlé gadé douvan, ansanm, travay ansanm, lité
ansanm !
An nou travay ansanm’ !
An nou lité ansamn’ !
An nou
kontan ansamn’!
Douvan Bon Dyé nou tout’ sé moun !